Judo Club de Basse-Ham


Et si vous vous (re)mettiez au judo ?

Publié le 11 février 2010 par

Et si vous vous (re)mettiez au judo ?
La Fédération française s’est mise en tête de remettre sur le tatami ses anciens pratiquants et, au passage, d’en reconquérir de nouveaux. Pour garder la forme. Troisième de l’Hexagone en terme delicenciés (570 000), la Fédération française de judo et des disciplines associées est une instance en mouvement. Et pour cause : chaque saison, elle accueille 150 000 nouveaux pratiquants…quand autant la quittent. « En général, les enfants s’y mettent à l’âge de trois-quatre ans et s’arrêtent vers treizequatorze ans », observe Didier Rousseau, vice-président de la FFJDA en charge du développement de l’activité sportive. Ramener ces personnes qui ont déjà goûté au judo et fidéliser un nouveau public par le biais d’activités parallèles tel que le Taïso, une approche douce des arts martiaux, fait partie des projets de la Fédération présidée par Jean-Luc Rougé. « En touchant des anciens judokas, on va retrouver une population capable de prendre ensuite des initiatives dans le système », souligne Didier Rousseau, attentif à ouvrir des créneaux à ce qu’il appelle des « populations intéressantes ». Dans le viseur : le monde de l’entreprise et les étudiants. « Les enseignants ont bien reçu le message » « Les premiers ne recherchent pas forcément le combat mais plutôt une habileté technique, une gestuelle ; les seconds sont en quête d’une maîtrise plus sportive sans oublier les bienfaits pour leur santé. » Pour les convaincre, cela passe par l’amélioration des conditions d’accueil, tant au niveau de la salubrité que de la sécurité. « La personne qui a avec elle son ordinateur portable n’a pas envie de se le faire voler dans le vestiaire », image Didier Rousseau, qui ne néglige pas non plus les créneaux horaires. « On doit s’adapter. » Les premiers concernés sont les enseignants. « C’est le noeud du projet, estime le vice-président de la FFJDA. On ne s’occupe pas des adultes comme des enfants. » Cette question pédagogique, la FFJDA l’aborde depuis le mois de septembre. « Les enseignants ont bien reçu le message, constate Yannick Fousse, le cadre technique de la Ligue de Lorraine. Ils sont bien compris que s’ils récupèrent des adultes dans le club, ils seront les premiers bénéficiaires. » Les premiers effets, eux, sont attendus à moyen terme, « d’ici trois ou quatre ans », avec l’espoir de voir « la qualité et la quantité se rejoindre » . « Pour le moment, cela s’apparente plus à de l’entretien physique qu’à du judo », « Ce projet représente l’axe de la politique fédérale sur cette olympiade, précise Didier Rousseau. Mais il ne s’agit pas de déshabiller le côté sportif de notre Fédération. Cela s’ajoute à la politique déjà en place. » Maxime RODHAIN.

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